Communiqué Burestop 55 – 6 novembre 2020

Nucléaire : la France marche sur la tête !

Finances exangues, montagne de déchets ingérables, sites contaminés… pourtant le gouvernement continue la politique du pire en préparant le renouvellement du parc électronucléaire.

Selon un article du 6/11 2020 de Reporterre, le gouvernement prévoit de subventionner à hauteur de 25,6 milliards la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires par EDF.

Qui paiera ?

Les dérapages financiers abyssaux des chantiers EPR en France (Flamanville) et en Finlande (réacteurs toujours pas entrés en fonctionnement), n’ont pas calmé semble-t-il l’idéologie nucléariste des gouvernements qui se succèdent en France. Il est intolérable que le nucléaire se renouvelle une fois encore et toujours en catimini !

Le pays n’a pas le moyen de tels délires : EDF est plongé dans le rouge côté financier. Qui paiera la note, si ce n’est l’état donc les contribuables pris en otage et jamais convoqués aux prises de décisions ? Fait gravissime, de tels investissements stériliseraient définitivement toute réorientation financière vers un autre avenir énergétique, indispensable pour accompagner les défis environnementaux majeurs qui s’annoncent.

Il serait intolérable que de surcroît la France réussisse à faire du nucléaire une « énergie verte », nécessaire à la transition énergétique et profitant de fonds internationaux dédiés à celle-ci.


Cigéo, maillon indispensable à la farce du nucléaire

Alors que le tout récent World Nuclear Waste Report pointe les incertitudes sur la gestion des déchets nucléaires français, la France continuera-t’elle longtemps à bluffer, notamment sur la capacité du projet Cigéo à résoudre la problématique posée par les déchets à moyenne et haute activité et à vie longue ?

A l’approche du dépôt de la demande de création de Cigéo (DAC), l’Andra s’active pour faire croire que le projet est faisable et viable.

La DUP (demande d’utilité publique) déposée elle aussi en catimini en août 2020 est une étape importante, dont on n’ose croire qu’elle sera accordée, alors qu’autant d’incertitudes majeures restent sans réponses à ce jour : risque d’explosion et d’incendie en construction et en exploitation, impact des rejets radioactifs et chimiques sur l’air et l’eau, impact d’un chantier phénoménal et séculaire sur le territoire, plan de financement, etc.


A ce sujet un article du Quotidien du 6/11 évoque : « la DUP éventuelle permettra notamment des expropriations, mais selon l’Andra seule une trentaine d’hectares nécessaires au projet ne sont pas encore « maîtrisés ».

C’est bien ce qui agite les riverain-es et certain-es élu-es locaux qui expriment de plus en plus leur inquiétude : leur territoire a été progressivement acheté – maîtrisé ?- depuis plus d’une vingtaine d’années et l’Andra a bien l’intention de faire définitivement place nette, grâce à l’ « utilité » publique pour y installer un futur désert atomique.

Trouvez ci-joint notre nouvelle publication et ses diverses informations :
Cigéo à Bure ? Petit lexique et questions essentielles avant qu’il ne soit trop tard.